Publié le mercredi 28 janvier 2009

Le gouvernement canadien survivra à son budget

28 01 2009

( Agence France Presse - OTTAWA ) - Le gouvernement minoritaire conservateur canadien se maintiendra au pouvoir au moins à court terme, grâce à un appui conditionnel du parti libéral qui écarte la perspective de prochaines élections et met fin à un projet de coalition de l'opposition.

Le parti libéral, principale formation d'opposition, a annoncé mercredi qu'il voterait en faveur du budget conservateur. Mais il a posé comme condition que le gouvernement applique pleinement son plan de relance de 40 milliards de dollars (32,6 milliards USD), destiné à sortir l'économie canadienne de la récession.

"Nous mettons le gouvernement sous surveillance", a déclaré le chef libéral Michael Ignatieff en annonçant le dépôt d'un amendement imposant au gouvernement conservateur de "rendre des comptes", en mars, juin et décembre sur l'application de son budget.

Le gouvernement du Premier ministre Stephen Harper a accepté cette condition dans l'après-midi, se "réjouissant de travailler" avec les libéraux. L'annonce, un peu plus tôt, que le président américain Barack Obama se rendrait au Canada le 19 février était déjà apparue comme une claire indication que M. Harper entendait être encore au pouvoir à cette date.

"Les Canadiens ne veulent pas de nouvelles élections et ils en ont assez des jeux politiques", a déclaré M. Ignatieff pour expliquer sa décision, insistant sur le fait que les mesures de relance économique avaient déjà trop tardé.

M. Ignatieff a répété qu'il était prêt à faire tomber le gouvernement si nécessaire et que M. Harper ne "gouvernerait pas longtemps" si les rapports d'étape sur l'application du plan de relance n'étaient pas satisfaisants.

Le sort du gouvernement conservateur, réélu en octobre à la tête d'un gouvernement minoritaire, dépendait de sa décision, car les deux autres partis d'opposition, le Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) et le Bloc québécois (indépendantiste) avaient déjà annoncé leur opposition au budget.

Un rejet du parti libéral aurait entraîné la chute du gouvernement et la tenue de nouvelles élections ou bien la mise en place d'une coalition de l'opposition.

La prise de position de M. Ignatieff signe de facto l'acte de décès du projet de coalition de l'opposition. "La coalition est morte. C'est terminé", a reconnu le chef du bloc québécois Gilles Duceppe.

En décembre dernier, le parti libéral, sous son précédent chef Stéphane Dion, avait conclu avec les deux autres partis d'opposition un accord pour remplacer Stephen Harper par une coalition libérale-NPD, qui aurait été soutenue par le Bloc québécois. L'opposition reprochait notamment à M. Harper son inertie face au ralentissement économique.

M. Harper n'avait évité la chute de son gouvernement qu'en ayant recours à une mesure exceptionnelle, la suspension des travaux du parlement jusqu'à la présentation du budget cette semaine.

Le chef du NPD, Jack Layton, n'a pas caché son amertume. "Nous avons appris que nous ne pouvions pas faire confiance à M. Ignatieff pour s'opposer à M. Harper", a-t-il dit, reprochant à M. Ignatieff d'avoir créé une "nouvelle coalition", mais avec M. Harper. M. Duceppe a pour sa part qualifié d'"écran de fumée" l'amendement libéral.

Les commentateurs s'attendaient à ce que les libéraux soutiennent le budget, ne se jugeant pas encore en position de battre les conservateurs dans les urnes. M. Ignatieff s'était aussi montré tiède vis-à-vis du projet de coalition qui avait été mal accueilli par une bonne partie de l'opinion.

Un vote sur l'amendement libéral devrait se tenir la semaine prochaine.

Pour financer la relance, le budget conservateur prévoit 63,5 milliards de dollars (51,8 mds USD) de déficit sur les deux prochains exercices budgétaires, alors que le Canada accumulait les excédents depuis 11 ans.




La Chambre des Représentants approuve le plan de relance de l'économie américaine

28 01 2009

( La Presse Canadienne avec Associated Press - WASHINGTON ) - La Chambre des Représentants a approuvé mercredi soir le plan de relance de l'économie américaine soutenu par le président Barack Obama.

Le plan de relance de quelque 819 milliards de dollars US a été adopté par 244 voix contre 188. "Nous n'avons pas un instant à perdre", avait auparavant souligné mercredi le chef de la Maison Blanche, en se disant "confiant" sur les chances d'adoption du texte par la chambre basse du Congrès.

Le texte doit à présent être soumis au Sénat, où les débats pourraient débuter cette semaine.




Obama à Ottawa le 19 février

28 01 2009

( Malorie Beauchemin - La Presse ) - (Ottawa) - C'est finalement le 19 février que le président américain Barack Obama effectuera sa première visite officielle au Canada, a annoncé le bureau du premier ministre Stephen Harper.

Le gouvernement conservateur avait annoncé, avec fierté, à la mi-janvier que la première visite à l'étranger du nouveau président élu le 4 novembre se ferait au Canada.

Vendredi dernier M. Harper a appelé M. Obama, pour une première conversation téléphonique depuis l'assermentation de ce dernier à la tête des États-Unis, le 20 janvier.




Ignatieff vote pour le budget, la coalition est morte

28 01 2009

( Malorie Beauchemin et Joël-Denis Bellavance - La Presse ) - (Ottawa) - Michael Ignatieff met fin au suspense. Le chef du Parti libéral appuiera le budget conservateur, à certaines conditions, toutefois. Il proposera un amendement afin de rendre le gouvernement davantage imputable, mais estime qu'il serait «irresponsable» de relancer le Canada en élections.

Les libéraux souhaitent imposer au gouvernement conservateur de rendre public, trois fois par année, un bilan des progrès réalisés - ce que le gouvernement conservateur a accepté plus tard cet après-midi.

«Nous allons mettre ce gouvernement en probation. Nous avons rien trouvé sur l'imputabilité dans ce budget», a dit M. Ignatieff.

Chacun de ses rapports pourrait représenter un vote de confiance, où la survie du gouvernement serait en jeu, a laissé entendre le chef libéral.

Immédiatement après la conférence de presse de Michael Ignatieff, le chef du NPD, Jack Layton, et le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, ont réagi avec colère, dénonçant la décision de M. Ignatieff de maintenir les conservateurs de Stephen Harper au pouvoir en appuyant le budget. Ce geste des libéraux constitue la mort de la coalition, ont affirmé tour à tout M. Layton et M. Duceppe.

Plutôt que de révéler ses intentions le jour du budget, comme les chefs de l'opposition ont l'habitude de le faire, M. Ignatieff a préféré rencontrer ses conseillers, ainsi que le caucus des députés libéraux, avant d'annoncer sa décision finale, en conférence de presse, mercredi matin.

Le budget présenté mardi par le ministre des Finances, Jim Flaherty, contient une panoplie de mesures qualifiées de «libérales», incluant des investissements massifs d'argent neuf pour relancer l'économie, réclamés notamment par le chef du PLC lui-même.

Minoritaire, détenant 143 sièges sur les 308 de la Chambre des communes, le gouvernement conservateur a nécessairement besoin de l'appui d'un des trois partis de l'opposition pour faire adopter son budget.

Le chef libéral avait donc une lourde responsabilité sur les épaules, après que le NPD et le Bloc québécois aient déjà annoncé, mardi, qu'ils rejetaient le plan d'action économique, le jugeant insuffisant pour faire face à la crise.

Un vote de députés libéraux contre le budget aurait signifié la chute du gouvernement conservateur de Stephen Harper, élu le 14 octobre dernier, ne laissant que deux options : la tenue de nouvelles élections générales, ou la formation d'un gouvernement de coalition dirigé par les partis de l'opposition.

M. Ignatieff s'était déjà montré un peu plus frileux que son prédécesseur, Stéphane Dion, à l'idée de former un gouvernement avec les députés néo-démocrates de Jack Layton, appuyé par le Bloc québécois. En décembre, une véritable crise parlementaire était survenue lorsque les partis de l'opposition avaient unanimement condamné l'absence de mesures gouvernementales pour relancer la croissance, dans l'énoncé économique du ministre Flaherty. C'est la prorogation du Parlement, demandée par Stephen Harper à la veille d'un vote de confiance qu'il savait perdu, qui a finalement sauvé le gouvernement conservateur.




Croissance économique : Révision à la baisse

28 01 2009

( Agence France Presse ) - Les interventions massives des différents gouvernements nationaux pour secouer l'économie en contraction n'auront pas empêché le Fonds monétaire international (FMI) de revoir à la baisse l'évolution des produits intérieurs bruts (PIB).

En novembre, le FMI prévoyait 2,2 % de croissance mondiale en 2009.

Mercredi matin, il révisait à la baisse ses évaluations de croissance, affirmant que la croissance économique mondiale ne devrait pas dépasser 0,5 % cette année, le taux le plus faible depuis la dernière guerre mondiale.

Il évalue que les pays développés subiront une diminution moyenne de 2 % de leurs PIB.

Pour le Canada, le FMI prévoit une baisse de croissance de plus de 1 %.

Les États-Unis résisteront relativement bien avec une baisse anticipée de seulement 1,6 %.

En Europe, le taux de croissance chutera de 1,5 % à 2,5 %, selon le pays.

Au Japon, le FMI anticipe un recul de plus de 2,6 % de son PIB et une deuxième année consécutive de récession.

Économies en développement

Le FMI estime que les économies en développement connaîtront une croissance relativement faible de 3,3 % en 2009, après 6,3 % en 2008.

C'est la Chine qui connaîtra la plus forte croissance, 6,7 % en 2009, après 9,0 % en 2008, devant l'Inde avec une croissance de 5,1% en 2009, après 7,3% en 2008.

Reprise en 2010

Le FMI prévoit une reprise en 2010, avec une croissance de 3,0 %, dont 1,1 % pour les pays développés. Cette reprise est toutefois liée aux interventions des pouvoirs publics. « Le moment auquel la reprise s'amorcera ainsi que son rythme dépendent avant tout de la vigueur des actions qui seront entreprises par les pouvoirs publics », peut-on lire.

Quant à l'inflation, elle ne devrait pas dépasser 0,3 % cette année dans les pays développés, et à 0,8 % en 2010.

Le FMI estime aussi que le ménage n'est pas encore terminé au niveau des grandes institutions financières. « De nouvelles initiatives s'imposent pour permettre une prise en compte crédible des pertes sur prêts, un classement des sociétés financières en fonction de leur viabilité à moyen terme et un soutien public aux établissements viables sous forme d'injections de capital et d'une extraction des actifs de mauvaise qualité », affirme le Fonds monétaire.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

28 01 2009

AVERTISSEMENT DE NEIGE MAINTENU

AVERTISSEMENT DE POUDRERIE MAINTENU

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 15h28 HNE mercredi 28 janvier 2009

Condition:

Neige faible

Température:

-9,9°C

Pression / Tendance:

100,0 kPa / à la baisse

Visibilité:

1 km

Humidité:

87%

Refr. éolien:

-20

Point de rosée:

-11,8°C

Vent:

ENE 32 km/h rafale 41 km/h

Cote air santé:

N.D.

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le mercredi 28 janvier 2009

Avertissement de neige en vigueur

Avertissement de poudrerie en vigueur.

Ce soir et cette nuit:

Neige parfois forte diminuant d'intensité au cours de la nuit. Accumulation de 15 cm. Poudrerie. Vents du nord-est de 50 km/h avec rafales à 70 devenant du nord-ouest à 20 au cours de la nuit. Températures stables près de moins 10.

Jeudi:

Nuageux avec percées de soleil et 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Vents du nord-ouest de 20 km/h devenant du sud-ouest à 20 tard le matin. Maximum moins 7.

Jeudi soir et nuit:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Vents du sud-ouest de 20 km/h devenant légers en soirée. Minimum moins 13.

Vendredi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 8.

Samedi:

Nuageux avec 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 12. Maximum moins 10.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 19. Maximum moins 11.




Budget Flaherty : Charest dresse un bilan mitigé

28 01 2009

( Radio-Canada.ca ) - Le premier ministre du Québec a commenté en conférence de presse le budget fédéral déposé mardi aux Communes. D'entrée de jeu, Jean Charest a tenu à souligner que, sur plusieurs aspects, Ottawa a su répondre aux demandes du Québec.

Il a ainsi salué les mesures proposées relativement à l'assurance-emploi, aux travailleurs âgés et aux infrastructures, et a noté que plusieurs gestes d'Ottawa sont des compléments bienvenus à ce que fait déjà le Québec.

Par ailleurs, à l'instar de son ministre du Développement économique, Raymond Bachand, il s'est félicité que le gouvernement conservateur ait répondu au souhait du Québec d'injecter des fonds dans la BDC et EDC, ce qui donnera un coup de pouce aux entreprises exportatrices en ces temps difficiles.

Péréquation, pomme de discorde

C'est seulement après avoir présenté tour à tour les mesures prises par Québec et Ottawa pour affronter la récession que le premier ministre a abordé la question de la révision du calcul de la péréquation.

Le ministère des Finances estime que cette révision fera perdre au Québec des centaines de millions de dollars au cours des deux prochaines années, soit 75 millions de dollars pour l'année budgétaire 2009-2010 et 695 millions pour 2010-2011.

Jean Charest déplore ce qu'il considère comme une volte-face d'Ottawa alors qu'un consensus semblait pourtant s'être dessiné entre le fédéral et les provinces, en 2007, sur la façon de déterminer la péréquation et de mener le débat sur ce dossier.

Il y voit un geste unilatéral, contraire à ce qu'il considère être l'esprit du fédéralisme. Tout changement à la péréquation, estime-t-il, devrait être négocié avec les provinces, soutient Jean Charest, qui s'appuie en cela sur une recommandation du rapport O'Brien sur la péréquation, rédigé par un groupe d'experts nommés par Ottawa.

Jean Charest lance donc un appel au « bon sens » à Stephen Harper pour entamer des discussions sur la péréquation dans un esprit de collaboration.




Ignatieff propose des amendements, mais votera pour le budget

28 01 2009

( Malorie Beauchemin - La Presse ) - (Ottawa) - Michael Ignatieff met fin au suspense. Le chef du Parti libéral appuiera le budget conservateur, à certaines conditions, toutefois. Il proposera un amendement afin de rendre le gouvernement davantage imputable, mais estime qu'il serait «irresponsable» de relancer le Canada en élections.

Les libéraux souhaitent imposer au gouvernement conservateur de rendre public, trois fois par année, un bilan des progrès réalisés.

«Nous allons mettre ce gouvernement en probation. Nous avons rien trouvé sur l'imputabilité dans ce budget», a dit M. Ignatieff.

Chacun de ses rapports pourrait représenter un vote de confiance, où la survie du gouvernement serait en jeu, a laissé entendre le chef libéral.

Plutôt que de révéler ses intentions le jour du budget, comme les chefs de l'opposition ont l'habitude de le faire, M. Ignatieff a préféré rencontrer ses conseillers, ainsi que le caucus des députés libéraux, avant d'annoncer sa décision finale, en conférence de presse, mercredi matin.

Le budget présenté mardi par le ministre des Finances, Jim Flaherty, contient une panoplie de mesures qualifiées de «libérales», incluant des investissements massifs d'argent neuf pour relancer l'économie, réclamés notamment par le chef du PLC lui-même.

Minoritaire, détenant 143 sièges sur les 308 de la Chambre des communes, le gouvernement conservateur a nécessairement besoin de l'appui d'un des trois partis de l'opposition pour faire adopter son budget.

Le chef libéral avait donc une lourde responsabilité sur les épaules, après que le NPD et le Bloc québécois aient déjà annoncés, mardi, qu'ils rejetaient le plan d'action économique, le jugeant insuffisant pour faire face à la crise.

Un vote de députés libéraux contre le budget aurait signifié la chute du gouvernement conservateur de Stephen Harper, élu le 14 octobre dernier, ne laissant que deux options : la tenue de nouvelles élections générales, ou la formation d'un gouvernement de coalition dirigé par les partis de l'opposition.

M. Ignatieff s'était déjà montré un peu plus frileux que son prédécesseur, Stéphane Dion, à l'idée de former un gouvernement avec les députés néo-démocrates de Jack Layton, appuyé par le Bloc québécois. En décembre, une véritable crise parlementaire était survenue lorsque les partis de l'opposition avaient unanimement condamné l'absence de mesures gouvernementales pour relancer la croissance, dans l'énoncé économique du ministre Flaherty. C'est la prorogation du Parlement, demandée par Stephen Harper à la veille d'un vote de confiance qu'il savait perdu, qui a finalement sauvé le gouvernement conservateur.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

28 01 2009

AVERTISSEMENT DE NEIGE MAINTENU

AVERTISSEMENT DE POUDRERIE MAINTENU

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 11h00 HNE mercredi 28 janvier 2009

Condition:

Nuageux

Température:

-14,4°C

Pression / Tendance:

102,4 kPa / à la baisse

Visibilité:

48 km

Humidité:

69%

Refr. éolien:

-21

Point de rosée:

-18,8°C

Vent:

ENE 13 km/h

Cote air santé:

N.D.

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le mercredi 28 janvier 2009

Avertissement de neige en vigueur

Avertissement de poudrerie en vigueur.

Aujourd'hui:

Neige. Accumulation de 2 à 4 cm. Vents devenant du nord-est à 30 km/h cet après-midi. Maximum moins 9.

Ce soir et cette nuit:

Neige parfois forte diminuant d'intensité au cours de la nuit. Accumulation de 15 cm. Poudrerie. Vents du nord-est de 50 km/h avec rafales à 70 devenant du nord-ouest à 20 au cours de la nuit. Températures stables près de moins 8.

Jeudi:

Nuageux avec percées de soleil et 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Vents du nord-ouest de 20 km/h devenant du sud-ouest à 20 tard le matin. Maximum moins 6.

Vendredi:

Averses de neige. Minimum moins 12. Maximum moins 7.

Samedi:

Neige intermittente. Minimum moins 12. Maximum moins 10.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 19. Maximum moins 11.




Ignatieff appuiera un budget amendé

28 01 2009

( Cyberpresse ) - Les libéraux tenteront d'amender le budget fédéral afin d'obtenir que le gouvernement lui fasse rapport régulièrement sur l'évolution de la situation économique.

Dans une conférence de presse attendue ce matin, Michael Ignatieff a souligné ce qu'il considère être des carences importantes dans le budget 2009.

Il a déploré le déficit dans lequel plonge le gouvernement «avant même la récession». Il tient aussi responsable le gouvernement d'un énoncé économique catastrophique cet automne et de la prorogation qui a suivi. Il constate que le budget ne contient pas les gestes concrets auxquels les contribuables étaient en droit de s'attendre afin d'affronter la situation économique.

M. Ignatieff veut donc amender le budget pour l'améliorer et ainsi mettre le gouvernement «en probation» en demandant des rapports trimestriels qui seront à chaque fois une occasion de défaire le gouvernement.




Flaherty ne changera pas les fondements de son budget

28 01 2009

( La Presse Canadienne - Whitby, Ontario ) - Le ministre des Finances, Jim Flaherty, est disposé à écouter ce que le Parti libéral aura à lui proposer pour améliorer le budget qu'il a déposé mardi à la Chambre des communes, mais répète qu'il n'en changera pas les fondements.

Le ministre Flaherty a fait cette mise en garde au chef libéral Michael Ignatieff ce mercredi matin dans un restaurant de Whitby, en Ontario, dans sa circonscription fédérale de Whitby/Oshawa. Il a répété que son budget reflétait ce dont les Canadiens ont besoin en cette période de difficultés économiques.Le sort du gouvernement minoritaire de Stephen Harper repose entre les mains des libéraux qui doivent faire connaître vers 11h00, mercredi, leur position sur le budget de Jim Flaherty. Déjà, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique ont annoncé leur opposition.

Une source libérale a indiqué que le parti n'appuiera pas le budget si aucun changement n'y est apporté.

Or, si les libéraux rejettent le budget, le gouvernement Harper sera défait sur un vote de confiance. Il appartiendra alors à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, de choisir entre la tenue d'une nouvelle élection générale ou de confier la gouverne du Canada à une coalition formée des libéraux et des néo-démocrates, avec l'appui du Bloc québécois.




Tempête de neige
Le Sud-Ouest y goûtera !

28 01 2009

( LCN ) - Après avoir vécu une accalmie de quelques semaines, les Québécois devront s’y faire: la neige est bel et bien de retour.

Une tempête s’abattra sur l’ensemble du Québec au cours des prochaines heures. C’est toutefois le sud-ouest qui sera le plus durement touché avec des accumulations pouvant atteindre 25 centimètres d’ici jeudi matin. Le retour à la maison ce soir et le départ pour le travail demain matin s’annoncent donc difficiles. Les régions plus au nord du fleuve Saint-Laurent seront un peu moins touchées.

On doit aussi s’attendre à ce que les vents assez présents causent de la poudrerie en soirée, ainsi que la nuit prochaine.




Le Congrès doit voter aujourd'hui sur le plan de Barack Obama

28 01 2009

( LA PRESSE CANADIENNE ) - C'est mercredi que Congrès doit voter sur la proposition du plan de relance de 825 milliards $ US proposé par le président américain Barack Obama.

Les mesures proposent des dépenses de l'ordre de 550 milliards $ US pour stimuler l'économie et des réductions d'impôt de 275 milliards $ US.

Mardi, M. Obama a affirmé avoir eu un «merveilleux échange d'idées» avec les représentants républicains de la chambre basse, se montrant optimiste sur ses chances de faire adopter son plan de relance.

De leur côté, les républicains voudraient que le plan soit davantage consacré à des baisses d'impôts et qu'il limite la dépense publique.

Le porte-parole du président, Robert Gibbs, a déclaré qu'il s'attendait à un soutient républicain lorsque viendra le moment du vote.




Mauricie
La carte-soleil de Cédrika Provencher retrouvée

28 01 2009

( Mélanie Bergeron - LCN ) - Une découverte plutôt surprenante pour les employés de Récupération Mauricie: ils ont trouvé la carte d'assurance maladie de Cédrika Provencher.

La carte se trouvait dans une boîte à chaussure qui contenait d'autres objets, par exemple un permis de conduire expiré. La boite a aussitôt été remise à la Sûreté du Québec.

Le père de Cédrika lui, n'est pas inquiet puisque, selon lui, cette carte a été oubliée dans un camp scout deux semaines avant la disparition de la fillette. Il se dit que des employés l'ont peut-être jetée ou qu'ils ne l'ont même pas remarquée.

Martin Provencher se dit touché parce que les gens sont encore alertes même un an et demi après la disparition de sa fille.




Environnement
Québec ne montre pas de quel bois il se chauffe

28 01 2009

Le gouvernement du Québec n'a pas l'intention, du moins pour l'instant, d'interdire les poêles à bois dans les nouvelles constructions résidentielles, malgré la pollution que ceux-ci génèrent.

Le règlement, qui devrait être adopté cette année, interdira seulement la vente d'appareils de chauffage au bois non conformes aux normes environnementales américaines.

Réflexion à Montréal

La Ville de Montréal jongle pour sa part avec l'idée de proscrire ce type d'appareils dans les maisons neuves, à cause des épisodes de smog hivernal qu'ils contribuent à provoquer. Un plan dilué de réglementation pourrait être présenté dès mercredi. Cependant, la division est grande sur cette question au sein des troupes du maire Tremblay, rapportait récemment La Presse.

Au ministère de l'Environnement, on souligne que les municipalités ont le pouvoir d'adopter des règlements plus sévères que le gouvernement, si elles sont aux prises avec des problèmes particuliers.

( Radio-Canada.ca avec Presse canadienne )




Conflit de travail au Journal de Montréal
Les employés en lock-out lancent un site

28 01 2009

( Radio-Canada.ca - MONTRÉAL ) - Les employés en lock-out du Journal de Montréal lancent officiellement mercredi leur site internet appelé ruefrontenac.com.

Les quelque 250 syndiqués affiliés à la CSN entendent ainsi imiter leurs collègues du Journal de Québec, qui publiaient pendant leur long conflit un journal.

Les syndiqués de Montréal se contenteront pour l'instant d'une édition uniquement disponible sur internet.

Rappelons que la direction du Journal de Montréal a décrété un lock-out contre les 260 employés du quotidien de Quebecor dans la nuit de vendredi à samedi. Ensuite, réunis en assemblée générale, lundi, les employés ont voté à plus de 99 % contre les offres patronales et pour une grève générale illimitée.

Les employés ont donné un mandat de grève à leur syndicat pour éviter d'être forcés par la direction de retourner au travail sans contrat. En outre, les membres du personnel ne veulent pas rentrer au travail sans une entente négociée et satisfaisante à leurs yeux.

C'est le premier conflit de travail pour les employés du Journal de Montréal depuis la création de leur syndicat il y a près de 40 ans.

La durée de la semaine de travail est au nombre des principaux points en litige. La direction veut qu'elle passe de 30 à 37 heures.

Le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal accuse l'employeur d'avoir rompu les discussions en quittant la table des négociations, jeudi. Selon le président du syndicat, Raynald Leblanc, en aucun moment, la direction n'a tenté de trouver une solution négociée.

Du point de vue du syndicat, Quebecor réclame le licenciement d'environ 75 employés du journal, l'élimination du service de la comptabilité, des diminutions de salaire de 25 % pour le personnel des petites annonces, une augmentation de 25 % de la semaine de travail sans rémunération additionnelle, une réduction de 20 % des avantages sociaux pour l'ensemble des travailleurs et des conditions inférieures pour les nouveaux employés.




Une prime de 744 000$ pour Louis Vachon

28 01 2009

( Francis Vailles - La Presse ) - (Montréal) - Le PDG de la Banque Nationale (T.NA), Louis Vachon, a touché une prime de 743 900$ au cours du dernier exercice financier, bien que le bénéfice par action de l'institution ait diminué de 17,4%.

Globalement, la rémunération du grand patron de la BN a atteint 3,3 millions de dollars au cours de l'année financière terminée le 31 octobre 2008, est-il indiqué dans la circulaire de direction de l'entreprise. En plus du salaire de base de 800 000$ et de la prime, ses émoluments comprennent des unités d'action équivalant à 1,2 million de dollars, plus la valeur de ses prestations de retraite et autres formes de rémunération (543 057$).

La prime de rendement de M. Vachon est fixée selon deux critères: le rendement des capitaux propres (RCP) et la croissance du bénéfice. En 2008, le RCP de la banque a été de 16,4%. Ce rendement est en deçà de la cible attendue de 20,9%, mais plus élevé que le RCP moyen des cinq autres grandes banques canadiennes (12,2%).

Même constat pour le bénéfice par action (BPA). En 2008, le BPA de la banque a reculé de 17,4%, compte tenu, entre autres, de la nouvelle dévaluation du papier commercial. Par contre, le BPA des cinq autres grandes banques canadiennes a reculé de 40,9% pendant la même période, est-il écrit dans la circulaire.

Au conseil d'administration de la banque, le comité des ressources humaines, présidé par Jean Gaulin, «est d'avis que le niveau de rémunération de M. Vachon est approprié, compte tenu des résultats positifs, malgré un contexte difficile».

La prime a été accordée «afin de reconnaître l'atteinte de résultats financiers positifs et les progrès tangibles dans la mise en oeuvre du plan stratégique de la banque».

En 2007, en fonction des mêmes critères, Louis Vachon n'avait pas touché de prime à court terme. Globalement, sa rémunération de 3,3 millions de 2008 est en hausse de 85% par rapport à l'année précédente, période où il n'était pas encore chef de la direction, faut-il préciser.

À ce forfait de rémunération de Louis Vachon s'ajoute l'octroi annuel d'options d'achat d'actions. Au cours de l'exercice, Louis Vachon a ainsi obtenu 229 360 options, soit quelque 33 000 de plus que l'année précédente. Cette augmentation s'explique par le fait que l'octroi annuel est un multiple du salaire de base. Comme le titre en Bourse de la BN a baissé mais que le salaire de base est resté stable, le nombre d'options octroyé a augmenté.

Au moment de l'octroi, ces options ne valaient rien, mais la banque estime que ces options auront éventuellement une valeur théorique de 2 millions de dollars.

Huit millions pour Luc Paiement

Cette année, c'est le vice-président principal, Luc Paiement, qui a eu la plus forte rémunération. Globalement, il a touché 8 millions de dollars, exclusion faite de la valeur théorique des nouvelles options d'achat d'actions qui lui ont été versées.

Cette rémunération comprend une somme non récurrente de 5,9 millions, qui a été versée sous forme d'unités d'action à la suite de la nomination de M. Paiement au poste de vice-président principal, gestion du patrimoine. Ces unités d'action lui ont été accordées afin de compenser la baisse de sa rémunération globale annuelle.

Le reste de la rémunération de M. Paiement pour l'exercice 2008 se compose essentiellement d'un salaire de base de 300 000$ et d'une prime de rendement de 1,5 million de dollars.

Par ailleurs, la vice-présidente principale, finance, Patricia Curadeau-Grou, a obtenu une rémunération globale de 1,2 million, et le vice-président principal, marchés financiers, Ricardo Pascoe, a obtenu 2 millions.

En incluant la valeur théorique des options d'achat d'actions, la valeur estimative de la rémunération des cinq premiers dirigeants de la Banque Nationale a été de 12,8 millions de dollars, indique l'institution. Ce total exclut la somme non récurrente de 5,9 millions accordée à M. Paiement.

La banque estime que cette rémunération globale des cadres supérieurs est en hausse de 3,4% par rapport à 2007 (12,4 millions), mais en baisse par rapport à 2006 (18,6 millions).

Au cours de l'année financière terminée le 31 octobre 2008, le titre de la Banque Nationale a procuré un rendement négatif de 13,1% comparativement à un recul de 21,8% pour l'indice bancaire de la Bourse TSX.




Québécois assassiné dans les Îles Vierges

28 01 2009

( Le Journal de Québec avec La Presse Canadienne ) - Un Québécois âgé de 20 ans a été tué aux Îles Vierges américaines, dans ce que la police décrit comme une transaction de drogue qui a mal tourné.

Jean-Pierre Barone a été abattu tard, lundi, près d'un cimetière à Sainte-Croix, la plus pauvre des trois îles de cet archipel des Antilles.

On ignore sa ville d'origine.

La mort du Québécois serait survenue après une transaction de drogue ayant tourné au vinaigre, selon le chef de police de Sainte-Croix, Oakland Benta, qui a indiqué qu'une enquête a été ouverte.

Une porte-parole de la police a fait savoir que l'homme avait déjà été arrêté dans au moins quatre États américains sous diverses accusations reliées au trafic de drogues et d'armes.




Le CTMA Vacancier prisonnier des glaces
Le tour du monde. . . en nouvelles !

28 01 2009

( Katia Bussière - Le Journal de Québec ) - L'Irlande, la Norvège, l'Allemagne, la France, la Belgique, le Chili, l'Argentine, les États-Unis, nommez-les, le bateau CTMA Vacancier, prisonnier des glaces, a fait le tour du monde… en nouvelles!

Les organisateurs de la Traversée de la Gaspésie en ski de fond ne pouvaient espérer un meilleur coup de publicité. Enclavé dans une mer de glaces pendant une bonne journée et demie, le bateau de croisière a été la vedette du jour dans plusieurs médias internationaux.

«Le capitaine et moi avons passé la journée à donner des entrevues. Ça n'a pas arrêté une minute. Les médias étaient intrigués par cet événement. Il a fallu désamorcer la situation et préciser que le bateau n'était pas en perdition», raconte Claudine Roy, organisatrice en chef de la Traversée.

«C'est un coup extraordinaire pour la Gaspésie et les fêtes du 475e de Gaspé. Il n'est rien arrivé de fâcheux! Tout le monde à bord est heureux», ajoute-t-elle.

Changement de cap

Après avoir tenté d'accoster au quai de Matane, lundi, le bateau a dérivé de plusieurs centaines de mètres la nuit suivante. Dès 6 h, mardi matin, le capitaine Bernard Langford a recommencé les manœuvres de la veille, en vain. Le navire devait accoster à Matane pour faire descendre les véhicules des participants et faire des réapprovisionnements.

En fin d'avant-midi, il a pris la décision d'oublier Matane, étant donné l'épaisseur des glaces (de 15 à 20 pieds), et a opté pour un changement de cap vers le large, dans le but d'atteindre le quai de Chandler mercredi matin.

«On a pris la bonne décision. Sinon, on risquait de perdre une autre journée de ski. On va trouver une solution pour les véhicules», a-t-il commenté.

Précédé du brise-glace Terry-Fox, de la Garde côtière, le CTMA Vacancier a retrouvé son erre d'aller en après-midi. Au moment d'écrire ces lignes, mardi soir, le navire voguait allègrement au large du Saint-Laurent, où les glaces sont moins denses.

Du ski mercredi

Pour une deuxième journée, mardi, les 300 passagers du bateau n'ont pas pu skier. Mercredi, des parcours de 27 ou 32 km sont prévus dans les pistes de Saint-Isidore, Val-D'espoir et Percé.

Selon le programme initial, le bateau devait accoster à Sainte-Anne-des-Monts, Carleton et Paspébiac, trois destinations qui tombent à l'eau. Dans la même veine, les fêtes organisées par les mairies et les citoyens de ces trois villages ont été annulées.




Après l'enfer de glace, retour sur les pistes

28 01 2009

( Julie Lemieux - Le Soleil ) - Après 36 heures de tango sur le fleuve et de chaudes luttes avec les glaces, le CTMA Vacancier a renoncé à son escale à Matane et mis le cap sur Chandler, hier, au grand soulagement des skieurs de la grande Traversée de la Gaspésie. Si tout va pour le mieux, si le Saint-Laurent ne nous joue pas encore des tours, nous devrions être à nouveau sur les pistes ce matin et poursuivre l'expédition jusqu'à fin.

Délirant, tout de même, d'être figé dans la glace pendant des heures et des heures à quelques mètres de son objectif. Le capitaine a coupé le moteur en soirée et le bateau a passé une petite nuit tranquille près de Matane. Tout comme les passagers d'ailleurs. Enfin... pas tous les passagers. Car plusieurs skieurs ont profité de cette journée de congé pour faire la rumba jusqu'aux petites heures du matin. Ils étaient d'ailleurs reconnaissables d'un seul coup d'oeil, avec leur regard hagard et leur teint de lendemain de veille.Vers 6h, le moteur s'est remis en marche et le tango avec le brise-glace Terry Fox a repris de plus belle en même temps que le lever du soleil. Mais il n'y avait rien à faire. Matane était inaccessible. Le problème, c'est que ce port est le seul endroit où l'on pouvait sortir les véhicules que certains passagers ont apportés pour revenir à la maison. Et c'est pour cette raison que les organisateurs voulaient tant y accoster.

Un capitaine soulagé

Après mûre réflexion, le capitaine Bernard Langford a choisi à 11h de profiter des glaces moins rebelles au large pour poursuivre sa route vers Chandler. Les véhicules seront finalement évacués à Gaspé avec l'aide d'une grue et d'une plateforme. Une vieille méthode qui n'est plus utilisée depuis longtemps, mais qui demeure tout aussi efficace. Du moins, jusqu'à preuve du contraire...

Il avait l'air soulagé, notre capitaine, lorsqu'il est venu nous dire un mot pour nous rassurer. Il avait retrouvé son sourire, sa bonne humeur. «Si j'avais su, j'aurais pris cette décision dès dimanche et nous aurions passé tout droit devant Matane. Mais je ne m'attendais pas à cette situation à ce moment-ci de l'hiver. Je ne pensais pas que ce serait aussi intense», a-t-il confié.

Depuis quelques années, il faut attendre en février pour observer une telle quantité de glace sur le fleuve en raison du réchauffement climatique, a expliqué le capitaine. Mais la situation n'est pas exceptionnelle. Il s'agit plutôt d'un «retour à la normale», a précisé ce marin qui a déjà été pris au piège dans le fleuve avec ce même bateau lorsqu'il est utilisé comme traversier. «Mais jamais dans des glaces aussi denses.» L'affaire a néanmoins eu un retentissement au-delà de nos frontières, des médias américains et allemands y faisant notamment écho.

Un accouchement

Dans le navire, l'humeur était comme toujours à la fête. La grande chef de l'expédition, Claudine Roy, et son fils Clovis ont comparé l'opération de libération du CTMA à un accouchement : la dilatation, les eaux, l'expulsion, la délivrance... Une métaphore qui a bien fait rigoler les passagers.

Les conférences, les spectacles, les matchs d'improvisation, les cours de yoga ont remplacé la quarantaine de kilomètres de ski qui devaient être au programme hier. Jean Lemire a livré un témoignage de circonstance sur son expérience dans l'Antarctique. Et le bar a dû faire des ventes records... Comme l'a si bien dit George Brossard, de l'Insectarium de Montréal : «Nous étions pris», mais nous n'étions pas mal pris!

Les mines devaient être plus basses dans les municipalités qui ont attendu notre visite en vain pendant des heures. Sainte-Anne-des-Monts, Carleton... Les citoyens nous avaient préparé des kilomètres de desserts, des tonnes de soupe chaude et des pelletées de chaleur humaine. Des dizaines de milliers de dollars avaient aussi été investis pour déglacer le quai de Sainte-Anne-des-Monts. Dommage pour tout ce travail perdu, mais la nature aura toujours le dernier mot. D'ailleurs, certains se demandent si cette première croisière hivernale entre Montréal et Gaspé ne sera pas finalement la dernière...

L'aventure se poursuit malgré tout, contre glaces et marée, et nous pourrons skier aujourd'hui, demain et vendredi en Gaspésie. Parions que certains sportifs auront le mollet un peu lourd et le souffle court après ces deux jours de fête improvisée. Mais tout le monde pourra se targuer au retour d'avoir de bonnes histoires à raconter.




Budget Flaherty: Jérôme-Forget mitigée

28 01 2009

( Simon Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - Malgré plusieurs rebuffades pour le Québec, la ministre Monique Jérôme-Forget a refusé de s'indigner devant le budget déposé hier par son homologue Jim Flaherty.

«C'est un budget où il y a des bons volets, et il y a des volets qui sont extrêmement négatifs pour le Québec, a-t-elle analysé. (...) La vie est ainsi faite. Parfois, on gagne des volets, parfois, on perd certains volets. Ce qui est important est de maintenir le cap de ce qu'on revendique.»

En point de presse, hier, la ministre des Finances du Québec a d'abord souligné les points positifs du budget fédéral : l'aide pour la formation et l'assurance emploi, l'argent ajouté pour le manufacturier et le forestier, le programme de rénovation et les sommes supplémentaires pour les infrastructures.

Les chiffres d'Ottawa ont beau montrer que Québec obtiendra 1 milliard $ de moins en péréquation en 2009-2010, Mme Jérôme-Forget est formelle : il ne s'agit que d'une réduction de 75 millions $. Puis de 695 millions $ en 2010-2011. D'après elle, le gouvernement fédéral base ses calculs sur des chiffres qui ne sont plus valides.

«Les vrais chiffres sont ceux-là, dit-elle. Les prémisses d'Ottawa sont fausses.»

Signes d'un déficit québécois

La ministre donne des signaux de plus en plus évidents que le Québec se dirige lui aussi vers un déficit. Les prévisions de croissance, rajustées à 0,6 %, devront de nouveau être revues à la baisse. Et les revenus du gouvernement diminueront aussi.

«Les révisions de croissance au fédéral sont passées de 0,6 à -1,2 %, note la ministre. Si le Canada se trouve dans un état négatif, il est clair que le Québec va être grandement affecté.»

La ministre a gardé son calme, même si Ottawa a fait la sourde oreille à ses appels répétés en faveur du maintien de la Commission des valeurs mobilières du Québec. Le gouvernement conservateur souhaite créer une commission unique pour l'ensemble du Canada.

«Il n'y a aucune justification derrière ça, commente-t-elle. Nous irons devant les tribunaux s'il y a dépôt d'un projet de loi.»

À la question d'un journaliste, la ministre a répondu que Stephen Harper semble maintenant se tourner vers l'Ontario pour obtenir sa majorité à la prochaine élection.

«On peut lire cela dans certains de leurs gestes, mais ils ont toujours des députés au Québec et ce serait avoir une vision à très court terme d'exclure le Québec de leur réflexion», affirme Mme Jérôme-Forget.

Les partis d'opposition à Ottawa, particulièrement les libéraux, devraient-ils s'opposer à ce budget? «Micheal Ignatieff va devoir prendre ses décisions, dit Mme Jérôme-Forget. Moi, je prends mes décisions en fonction de ma formation.»

Le PQ et l'ADQ ont préféré attendre à aujourd'hui pour commenter le contenu du budget Flaherty. Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, soutient que l'exercice n'est pas à la hauteur de la crise, que les entreprises en sont les grandes gagnantes et que l'environnement est le perdant.




Smog sur Québec

28 01 2009

( Jean-Frédéric Légaré - Le Soleil ) - (Québec) - Un nuage de smog planait sur Québec, hier midi. Et contrairement à la croyance populaire, ce phénomène est plus fréquent en hiver qu'en été en raison du chauffage au bois.

Selon le service météorologique d'Environnement Canada, la région de Québec connaît en moyenne entre trois et quatre épisodes de smog durant l'été, comparativement à sept ou huit pendant l'hiver. La composition du nuage de pollution varie aussi selon la saison.

Asthmatiques incommodés

«Pendant l'été, c'est surtout de l'ozone de bas niveau que l'on retrouve dans le smog, un irritant pour les voies respiratoires. Par contre, pendant l'hiver, la combustion du bois de chauffage envoie des particules fines dans l'air qui s'ajoutent aux gaz émis par les voitures et les industries», explique André Cantin, météorologue à Environnement Canada.

Plus petites que les autres polluants atmosphériques, les particules fines (2,5 micromètres) pénètrent plus profondément dans les voies respiratoires, jusque dans les alvéoles, incommodant ainsi surtout les personnes sensibles, tels les asthmatiques. Il est alors recommandé pour ces personnes d'éviter les activités physiques intenses à l'extérieur.

Les nuages de smog hivernaux prenant forme lorsque la température est très basse et que les vents sont faibles, l'alerte au smog émise par Environnement Canada devrait être levée au cours de l'avant-midi avec l'arrivée à Québec d'une tempête de neige.




Loyer gratuit et boni de 30 000 $ d'un pharmacien: un médecin de Québec plaide coupable

28 01 2009

( Claudette Samson - Le Soleil ) - (Québec) - Un médecin de la région de Québec a reconnu sa culpabilité, hier, pour avoir bénéficié d'un loyer gratuit et reçu 30 000 $ d'un pharmacien pour s'installer à côté de son commerce. C'est la première fois qu'une plainte est portée contre un médecin québécois dans un dossier de relations commerciales avec un pharmacien.

Le Dr Yvan Turmel a reconnu devant le conseil de discipline du Collège des médecins avoir accepté une première tranche de 25 000 $ en 2002 pour quitter sa clinique de Château-Richer et s'installer dans un local adjacent de la pharmacie Jean Coutu à Sainte-Anne-de-Beaupré. Il a par la suite encaissé une première des trois tranches de 5000 $ qui devaient suivre. Le Dr Turmel ne payait en outre aucun loyer.

Le pharmacien impliqué, Jacques Racine, a quant à lui été reconnu coupable et condamné en décembre 2007 à trois mois de radiation pour les avantages consentis au Dr Turmel et à d'autres médecins. Il était le premier professionnel de son ordre condamné pour cette raison.

M. Racine a porté sa condamnation en appel et a comparu devant le Tribunal des professions il y a trois semaines. Hier, le conseil de discipline du Collège des médecins a convenu d'attendre le jugement du Tribunal des professions avant de fixer les représentations sur sentence du Dr Turmel, ce qui pourrait prendre plusieurs mois.

Deux autres pharmaciens de Val-d'Or attendent par ailleurs leur sentence dans une cause du même type. Dans leur cas, toutefois, le projet de clinique médicale ne s'est pas concrétisé.

Relations troubles

Il y a quelques années déjà que la question des relations commerciales entre médecins et pharmaciens fait l'objet d'attention. Parce qu'elle soulève des doutes sur l'indépendance du médecin, qui pourrait prescrire davantage de médicaments ou orienter ses clients vers la pharmacie en question, la pratique des loyers à rabais ou gratuits fournis par des pharmaciens est depuis quelques mois interdite par le Code de déontologie des médecins. Elle l'était déjà dans le Code de déontologie des pharmaciens.

Rien n'indique cependant que les plaintes se multiplieront contre les médecins, et ce, même si certains affirment qu'il s'agit d'une pratique répandue.

Pour l'instant, seule la Dre Marie Vallée, qui travaille dans la même clinique que le Dr Turmel et a reçu 40 000 $ et un loyer gratuit, est sur la liste des médecins à comparaître, a indiqué hier la responsable des communications au Collège des médecins. La date de son audition n'est pas encore fixée.

Rien n'indique que les autres médecins de la clinique, qui ont bénéficié de loyers gratuits ou à rabais mais n'ont pas reçu d'argent, comparaîtront. Cela laisse croire que c'est davantage l'argent que les loyers qui titille le conseil de discipline du Collège.

Dernièrement, le président du Collège des médecins, le Dr Yves Lamontagne, déclarait pour sa part qu'il n'était pas question que l'organisme ayant pour mandat la protection du public se transforme en Régie du logement pour surveiller ses membres.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

28 01 2009

AVERTISSEMENT DE NEIGE MAINTENU

AVERTISSEMENT DE POUDRERIE MAINTENU

Conditions actuelles

Enregistrées à: Aéroport intl Lesage de Québec 5h00 HNE mercredi 28 janvier 2009

Condition:

Généralement nuageux

Température:

-23,1°C

Pression / Tendance:

102,9 kPa / à la baisse

Visibilité:

24 km

Humidité:

68%

Refr. éolien:

-27

Point de rosée:

-27,3°C

Vent:

SSE 4 km/h

Cote air santé:

N.D.

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le mercredi 28 janvier 2009

Avertissement de neige en vigueur

Avertissement de poudrerie en vigueur.

Aujourd'hui:

Nuageux. Neige débutant en mi-journée. Accumulation de 2 à 4 cm. Vents devenant du nord-est à 30 km/h cet après-midi. Maximum moins 9.

Ce soir et cette nuit:

Neige parfois forte diminuant d'intensité au cours de la nuit. Accumulation de 15 cm. Poudrerie. Vents du nord-est de 50 km/h avec rafales à 70 devenant du nord-ouest à 20 au cours de la nuit. Températures stables près de moins 8.

Jeudi:

Nuageux avec percées de soleil et 60 pour cent de probabilité d'averses de neige. Vents du nord-ouest de 20 km/h devenant du sud-ouest à 20 tard le matin. Maximum moins 6.

Vendredi:

Averses de neige. Minimum moins 12. Maximum moins 7.

Samedi:

Neige intermittente. Minimum moins 12. Maximum moins 10.

Dimanche:

Ensoleillé. Minimum moins 19. Maximum moins 11.

Données historiques

Hier

Max:

* -12,8°C

Min:

* -28,1°C

Précip.:

* 2,1 mm

Normales

Max:

* -8°C

Min:

* -16°C

Aujourd'hui

Lever du soleil:

* 7:14

Coucher du soleil:

* 16:42




Budget: le chef du PLC tranchera ce matin

28 01 2009

( Joël-Denis Bellavance - La Presse ) - (Ottawa) - La survie du gouvernement conservateur minoritaire de Stephen Harper et de son budget de relance économique repose entre les mains du chef du Parti libéral, Michael Ignatieff.

M. Ignatieff annoncera à 11h aujourd'hui s'il demandera à ses troupes d'appuyer le budget déposé hier par le ministre des Finances, Jim Flaherty, ou s'il leur demandera plutôt de voter contre. Ce budget, qui renoue avec l'encre rouge pour la première fois en 12 ans (34 milliards de déficit uniquement en 2009-2011), propose un train de mesures pour relancer l'économie canadienne, ralentie par la récession mondiale.

Le Bloc québécois et le NPD ont déjà annoncé qu'ils voteront contre le budget, estimant que les mesures proposées sont nettement insuffisantes pour affronter la crise.

Le Parti conservateur détient 143 des 308 sièges aux Communes. Il a besoin de l'appui d'un des trois partis de l'opposition pour faire adopter le budget et survivre à un vote de confiance. Le Parti libéral compte pour sa part 77 sièges, le Bloc québécois 49 sièges et le NPD 37 sièges. Il y a deux députés indépendants.

Contrairement aux habitudes de ses prédécesseurs, M. Ignatieff a refusé hier de révéler les intentions de son parti immédiatement après la lecture du budget par le ministre Flaherty. Il a préféré prendre quelques heures de plus pour lire le budget en profondeur, évaluer l'efficacité des différentes mesures proposées et consulter son caucus avant d'annoncer ses couleurs.

Durant un bref point de presse, hier, M. Ignatieff a indiqué que le budget contient des mesures positives, mais aussi des aspects négatifs.

«Il y a des aspects positifs du budget qui, je crois, sont le résultat de la pression des partis de l'opposition. Il y a aussi des côtés négatifs de ce budget. Je veux consulter mes députés», a dit M. Ignatieff.

Le chef libéral a dit croire que les conservateurs continuent à sous-estimer l'ampleur de la crise économique. Il s'est aussi demandé si le gouvernement en fait assez pour aider les chômeurs et si les investissements prévus pour les projets d'infrastructures pourront être réalisés rapidement, comme promis.

La décision que prendra M. Ignatieff sera donc lourde de conséquences. Un rejet du budget entraînera la chute du gouvernement Harper et forcera la gouverneure générale Michaëlle Jean à demander à la coalition PLC-NPD-Bloc de prendre la relève ou à déclencher des élections générales.

Toutefois, la grande majorité des observateurs s'attendent à ce que le chef libéral annonce qu'il donnera son appui au plan budgétaire du gouvernement Harper.

Au cours des derniers jours, le chef libéral Michael Ignatieff a répété à plusieurs reprises que le gouvernement Harper pourrait obtenir l'appui de ses troupes si le budget respectait au moins trois conditions générales, à savoir que les mesures budgétaires protègent les plus vulnérables, qu'elles protègent les emplois actuels et qu'elles permettent de créer les emplois de demain.

Avant même de connaître les détails du budget, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et son collègue du NPD, Jack Layton, avaient affirmé n'avoir plus confiance envers le gouvernement Harper. Ils ont fait valoir que le meilleur moyen de relancer l'économie est de remplacer le gouvernement conservateur par un gouvernement de coalition formé du Parti libéral et du NPD et appuyé par le Bloc québécois.

Après avoir pris connaissance du budget, hier, le chef bloquiste Gilles Duceppe a soutenu que le gouvernement Harper n'avait pu mettre de côté son idéologie de droite en rédigeant le budget. Il a aussi accusé les conservateurs de favoriser nettement l'Ontario au détriment du Québec dans ses choix budgétaires.

«Le Bloc québécois va prendre ses responsabilités et voter contre ce budget injuste, idéologique et qui ne répond pas aux priorités du Québec. Nous invitons les députés libéraux et néo-démocrates à rejeter ce budget. Il est clair à la lecture de ce budget que la coalition demeure la meilleure option pour les gens, pour l'économie et pour le Québec», a dit M. Duceppe.

Le chef du NPD, Jack Layton, a affirmé que le budget n'aide en rien la cause des plus vulnérables. «Nous avons examiné ce budget de très près et il est clair qu'il ne protège pas les plus vulnérables de la société. Nous sommes déçus. C'est une occasion ratée», a-t-il dit.




Budget: le chef du PLC tranchera ce matin

28 01 2009

( Joël-Denis Bellavance - La Presse ) - (Ottawa) - La survie du gouvernement conservateur minoritaire de Stephen Harper et de son budget de relance économique repose entre les mains du chef du Parti libéral, Michael Ignatieff.

M. Ignatieff annoncera à 11h aujourd'hui s'il demandera à ses troupes d'appuyer le budget déposé hier par le ministre des Finances, Jim Flaherty, ou s'il leur demandera plutôt de voter contre. Ce budget, qui renoue avec l'encre rouge pour la première fois en 12 ans (34 milliards de déficit uniquement en 2009-2011), propose un train de mesures pour relancer l'économie canadienne, ralentie par la récession mondiale.

Le Bloc québécois et le NPD ont déjà annoncé qu'ils voteront contre le budget, estimant que les mesures proposées sont nettement insuffisantes pour affronter la crise.

Le Parti conservateur détient 143 des 308 sièges aux Communes. Il a besoin de l'appui d'un des trois partis de l'opposition pour faire adopter le budget et survivre à un vote de confiance. Le Parti libéral compte pour sa part 77 sièges, le Bloc québécois 49 sièges et le NPD 37 sièges. Il y a deux députés indépendants.

Contrairement aux habitudes de ses prédécesseurs, M. Ignatieff a refusé hier de révéler les intentions de son parti immédiatement après la lecture du budget par le ministre Flaherty. Il a préféré prendre quelques heures de plus pour lire le budget en profondeur, évaluer l'efficacité des différentes mesures proposées et consulter son caucus avant d'annoncer ses couleurs.

Durant un bref point de presse, hier, M. Ignatieff a indiqué que le budget contient des mesures positives, mais aussi des aspects négatifs.

«Il y a des aspects positifs du budget qui, je crois, sont le résultat de la pression des partis de l'opposition. Il y a aussi des côtés négatifs de ce budget. Je veux consulter mes députés», a dit M. Ignatieff.

Le chef libéral a dit croire que les conservateurs continuent à sous-estimer l'ampleur de la crise économique. Il s'est aussi demandé si le gouvernement en fait assez pour aider les chômeurs et si les investissements prévus pour les projets d'infrastructures pourront être réalisés rapidement, comme promis.

La décision que prendra M. Ignatieff sera donc lourde de conséquences. Un rejet du budget entraînera la chute du gouvernement Harper et forcera la gouverneure générale Michaëlle Jean à demander à la coalition PLC-NPD-Bloc de prendre la relève ou à déclencher des élections générales.

Toutefois, la grande majorité des observateurs s'attendent à ce que le chef libéral annonce qu'il donnera son appui au plan budgétaire du gouvernement Harper.

Au cours des derniers jours, le chef libéral Michael Ignatieff a répété à plusieurs reprises que le gouvernement Harper pourrait obtenir l'appui de ses troupes si le budget respectait au moins trois conditions générales, à savoir que les mesures budgétaires protègent les plus vulnérables, qu'elles protègent les emplois actuels et qu'elles permettent de créer les emplois de demain.

Avant même de connaître les détails du budget, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et son collègue du NPD, Jack Layton, avaient affirmé n'avoir plus confiance envers le gouvernement Harper. Ils ont fait valoir que le meilleur moyen de relancer l'économie est de remplacer le gouvernement conservateur par un gouvernement de coalition formé du Parti libéral et du NPD et appuyé par le Bloc québécois.

Après avoir pris connaissance du budget, hier, le chef bloquiste Gilles Duceppe a soutenu que le gouvernement Harper n'avait pu mettre de côté son idéologie de droite en rédigeant le budget. Il a aussi accusé les conservateurs de favoriser nettement l'Ontario au détriment du Québec dans ses choix budgétaires.

«Le Bloc québécois va prendre ses responsabilités et voter contre ce budget injuste, idéologique et qui ne répond pas aux priorités du Québec. Nous invitons les députés libéraux et néo-démocrates à rejeter ce budget. Il est clair à la lecture de ce budget que la coalition demeure la meilleure option pour les gens, pour l'économie et pour le Québec», a dit M. Duceppe.

Le chef du NPD, Jack Layton, a affirmé que le budget n'aide en rien la cause des plus vulnérables. «Nous avons examiné ce budget de très près et il est clair qu'il ne protège pas les plus vulnérables de la société. Nous sommes déçus. C'est une occasion ratée», a-t-il dit.




Un train rapide au goût du fédéral

28 01 2009

( Raymond Giroux - Le Soleil ) - (Ottawa) - Le budget fédéral relance l'idée d'un train rapide, mais à sa manière et sans attendre le résultat de l'étude conjointe Québec-Toronto-Ottawa sur le projet de TGV.

Le ministre Jim Flaherty prévoit en effet l'ajout de 407 millions $ à VIA Rail pour ajouter une voie sur certaines sections du trajet Montréal-Toronto question de réduire de 30 minutes la durée du trajet, ce dont profitera au passage la route Ottawa-Toronto.M. Flaherty évoque d'ailleurs dans son discours le «corridor Toronto-Montréal-Ottawa» plutôt que le traditionnel «corridor Québec-Windsor» toujours présent dans les documents budgétaires, ce qui pourra soulever des inquiétudes dans les milieux politiques et d'affaires de la région.

Selon la ministre responsable de la région de Québec, Josée Verner, il faut comprendre que le gouvernement a présenté hier un plan d'urgence pour des travaux «pelle en main». Les projets de TGV et de train rapide ne correspondent pas à ce critère, d'autant que les études auxquelles le fédéral contribue à la hauteur de 1 million $, rappelle Mme Verner en entrevue, commencent à peine.

Le Manège militaire, de son côté, n'est pas encore mort! Le budget fédéral prévoit un montant de deux millions de dollars en 2009-2010 pour tenir une consultation sur l'avenir du bâtiment incendié en avril dernier. Selon l'expression à la fois laconique et flatteuse du ministre des Finances Jim Flaherty, «les plans de reconstruction du magnifique Manège militaire de Québec progresseront».

M. Flaherty a inscrit cette initiative dans les mesures immédiates de renforcement des infrastructures qui doivent démarrer à court terme, et aucun renouvellement n'est prévu pour la seconde et dernière année du programme.

Les documents budgétaires précisent que le ministère des Travaux publics, dirigé par Christian Paradis, aura la maîtrise du dossier même si l'édifice appartient au ministère de la Défense nationale.

Plan d'avenir

Le ministère devra élaborer «un plan d'avenir pour ce lieu historique», une description du projet qui diffère de la «reconstruction» évoquée dans le discours officiel.

Il s'agit là d'une «belle nouvelle» qui remplit ses engagements électoraux, affirme Mme Verner. La consultation dirigée par une «tierce personne débutera dans les prochains mois et sera terminée avant un an», assure-t-elle.

L'exercice sera public, dit la ministre, qui veut un projet qui va plaire à la population.

La région de Québec devrait également recevoir sa part des retombées des 175 millions de dollars prévus pour la Garde côtière canadienne. Ces fonds permettront d'acheter 98 nouveaux navires et d'en réparer une quarantaine d'autres, a dit M. Flaherty. Les marchés ne sont pas encore conclus, prévient le gouvernement, mais les travaux auront lieu au Canada et si possible dans la région où les bateaux ont leur port d'attache.

Sept des navires à moderniser sont basés au Québec, ce qui devrait aider les chantiers Davie, de Lévis et Verreault, aux Méchins.

Le budget prévoit également «améliorer les routes dans la région métropolitaine de Québec», mais la liste n'était pas encore connue, hier.




Puissant séisme au large de Sumatra en Indonésie

28 01 2009

( Le Monde.fr - Paris ) - Un puissant séisme de magnitude 6 a frappé l'île indonésienne de Sumatra, tôt mercredi, a annoncé l'Institut de Géophysique américain (USGS).

L'hypocentre du séisme, qui s'est produit à 07H01 locales (00H01 GMT), était situé à 224 km au sud-sud-ouest de la ville de Sibolga, à une profondeur de 35 km sous la mer, selon l'USGS.

Il a été ressenti dans la ville de Padang, dans l'ouest de Sumatra, mais ni victime ni dégâts n'ont pour l'heure été rapportés. Aucune alerte au tsunami n'a été émise.

L'archipel indonésien repose sur le "Cercle de feu" dans l'océan Pacifique, au carrefour de trois plaques tectoniques - l'Eurasienne, l'Indo-Australienne et la Pacifique - et est touché quasi-quotidiennement par des secousses telluriques.

En juillet 2006, un tremblement de terre de magnitude 7,7 au large de la côte sud de Java, principale île de l'archipel, avait tué plus de 600 personnes. La crainte du tsunami est très forte en Indonésie depuis celui de décembre 2004, qui a fait plus de 200.000 morts en Asie.

Pour mesurer la puissance d'un séisme, l'USGS utilise la "magnitude de moment" (Mw), qui est directement reliée aux paramètres du séisme (surface et quantité de glissement sur la faille). Sur cette échelle ouverte, un séisme atteignant une magnitude d'au moins 6 est considéré comme fort.